Bonheur et santé : un lien prouvé

Positropia : bonheur et santé

Les recherches montrent que le bien-étre, le bonheur, les relations sociales positives restent  des conditions préalables à une vie plus longue et à une meilleure santé.

Selon Martin Seligman, le père de la psychologie positive, « il existe une preuve directe que les émotions positives prédisent la santé et la longévité ». Par exemple, une étude réalisée aux Etats-Unis sur 2 282 personnes âgées de 65 and ou plus, qui ont été suivies pendant deux ans : les chercheurs ont constaté que les gens heureux avaient deux fois moins de probabilité de mourir et d’être handicapés

Une autre étude de référence, sur des jeunes religieuses, a montré que celles qui ont écrit une autobiographie heureuse à vingt ans ont vécu plus longtemps et en meilleure santé que celles qui n’avaient partagé que peu d’émotions positives (Danner et Snowdon 2001).  De méme, les patients de la Mayo Clinic qui ont été suivis pendant 30 ans : les optimistes ont vécu significativement plus longtemps que les pessimistes (Maruta, Colligan, Malinchoc et Offord, 2000).

L’influence des relations sociales sur la santé et la longevité

Mais celle qui m’a convaincu est la meta-analyse sur 148 etudes qui ont réuni 308 849 participants, réalisée par Julianne Holt-Lunstead et ses collaborateurs. Publiée en 2012, l’étude a montré que les gens avec des relations sociales fortes ont  50 % plus de chances de survie que ceux qui sont moins socialisés. Un autre résultat intéressant de cette étude : les effets d’un manque de connexion sociale sur la santé et la mortalité étaient comparables avec ceux des facteurs reconnus de risque tels que le tabac ou la consommation excessive d’alcool et dépassent l’influence d’autres facteurs de risque tels que l’obésité et l’inactivité physique.

L’analyse de Julianne Holt-Lunstead conclut: « Avec cette reconnaissance, les analyses médicales pourraient inclure systématiquement les variables de bien-être social; les soins médicaux pourraient recommander ou carrément promouvoir l’amélioration des relations sociales; les hôpitaux et les cliniques pourraient impliquer des réseaux de soutien aux patients dans la mise en œuvre et le suivi des schémas thérapeutiques , les politiques, etc. du système medical et les initiatives de santé publique pourraient également tenir explicitement compte des facteurs sociaux dans les efforts visant à réduire le risque de mortalité. »

Sociabilité et bonheur

Mettre les gens ensemble, les encourager à faire partie d’une collectivité (comme les personnes âgées dans les maisons de retraite) n’est pas suffisant : c’est la création de liens forts, de ce que Barbara Fredrickson appele connexions sociales positives (positive social connections) qui a des effets réels sur le risque de mortalité et la santé des gens.

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